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Agrocampus Ouest, Angers 11 e édition 1 & 2 Décembre 2020

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La 10e édition des Rencontres du Végétal a eu lieu les 4 et 5 décembre janvier 2018 sur le campus d'Angers d'AGROCAMPUS OUEST.

Thème de l'édition

Être acteur des changements économiques, sociétaux et environnementaux dans les filières du végétal spécialisées

Séance introductive

 

Sessions plénières

S'adapter et identifier des risques

Animateur(s) : Frédérique JOURJON - Directrice Recherche & Valorisation Groupe ESA

 

Les dimensions multiples de la diversité : points de vue croisés entre champs disciplinaires

Orateur(s) : Bernard Chevassus-Au-Louis - Président d'Humanité et Biodiversité, Paris

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 10h30-13h00

 Dans un premier temps, nous présenterons les différentes déclinaisons de la notion de diversité dans les champs des entités naturelles (diversité biologique, de la diversité cellulaire à celle des paysages, et géologique) et culturelles (en nous limitant dans ce cas aux diversités culturelles en rapport avec les objets naturels). Nous montrerons que cette référence à la diversité émane en fait de disciplines variées et que les processus à l’origine de ces diversités sont en fait très différents. La convergence de ces disciplines autour de cette notion de diversité résulte de démarches indépendantes et parfois antagonistes et non d’une volonté d’élaborer un paradigme multidisciplinaire commun.
Cependant, nous essaierons dans un second temps d’identifier ce que ces différentes déclinaisons de la notion de diversité peuvent avoir en commun. Nous évoquerons les tentatives, plus ou moins fructueuses, qui ont été menées pour étudier les relations pouvant exister entre ces différentes diversités.
Enfin, nous nous interrogerons sur le fait que ces différentes diversités, tant biologiques que culturelles, sont aujourd’hui fortement dépendantes de l’action, volontaire ou involontaire, de l’homme. Or, la diversité ne constitue pas aujourd’hui une référence qui s’impose aux actions humaines : il existe en fait une tension entre une problématique de l’uniformité et une problématique de la diversité, ces deux problématiques étant porteuses de valeurs. Il convient donc d’élaborer une éthique de la diversité pour arbitrer ces conflits de valeurs.

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Sciences citoyennes – Sciences participatives : En quoi la transformation des relations Sciences-Sociétés impacte-t-elle les pratiques des chercheurs ?

 

Orateur(s) : Pierre-Benoît Joly - Directeur de Recherches à l'INRA, LISIS, Université Paris-Est

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 10h30-13h00

Au cours des quinze dernières années, les sciences participatives ont connu une évolution remarquable. Phénomène nouveau, les grandes revues scientifiques internationales ouvrent de plus en plus leurs colonnes à ces travaux. La partie la plus visible concerne le nombre croissant de projets de recherche qui impliquent la participation de « non-scientifiques-professionnels ». Parmi les cas emblématiques on cite souvent la découverte de nouvelles classes de galaxies avec le projet Galaxy Zoo ou la structure de protéines liées à la transmission du VIH dans le projet Foldit. Les grandes institutions de recherche des pays de l’OCDE reconnaissent progressivement le phénomène et lancent des programmes de sciences participatives.

La participation de non-scientifiques-professionnels à la production de connaissances n’est pourtant pas nouvelle. Dans le domaine de l’histoire naturelle (botanique, entomologie, zoologie, etc.), l’implication des amateurs est une tradition vieille de plusieurs siècles. En astronomie, les amateurs ont depuis toujours apporté une contribution essentielle à la découverte de corps célestes. Dans le domaine de la santé, les années SIDA ont été marquées par la contribution active des associations de patients à la production de connaissances et le phénomène s’est depuis lors élargi à de nombreuses pathologies. Si « internet 2.0 », centré sur l’interaction et la contribution des internautes, a ouvert la voie à des formes originales de participation comme le recueil massif et distribué de données par la foule (crowdsourcing) et le recours au travail des internautes sous la forme de jeux (gamification), les sciences participatives ont une histoire plus longue et ne se limitent pas aux interactions dans l’espace numérique. Parmi les traditions qui nourrissent ce courant, la « recherche-action participative » (Chevalier & Buckles 2013) et la Community Based Research (Israel et al. 1998) ouvrent les portes non seulement à la participation des citoyens à l’activité scientifique, mais aussi à la participation des chercheurs à la vie citoyenne confrontée aux multiples enjeux du vivre ensemble au quotidien.

L’engouement actuel pour les sciences participatives ne correspond pas seulement à un effet de mode. Plusieurs moteurs d’évolution soutiennent une croissance forte depuis une quinzaine d’années : l’aspiration des citoyens et des groupes concernés à la participation directe, l’accroissement du niveau moyen d’éducation, le développement rapide des technologies d’information et de communication. La dynamique en cours est une chance pour les interactions sciences-sociétés car les sciences participatives sont le vecteur d’intéressements mutuels et de collaborations.

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Libérer ou restaurer la nature ?

Orateur(s) : Thierry Dutoit - Directeur de recherche CNRS - Institut Méditerranéen de Biodiversité et Écologie, Avignon

Co-auteur(s) : Julie Chenot1,2, Renaud Jaunatre3, Elise Buisson1

1 Institut Méditerranéen de Biodiversité et Ecologie (IMBE), IUT Avignon, site Agroparc BP 61207, 84911 Avignon Cedex 09, France.thierry.dutoit@imbe.fr
2 Société des Carrières de La Ménudelle, GAGNERAUD Construction, Saint Martin de Crau.
3 IRSTEA, Ecosystèmes Montagnards », Irstea Domaine Universitaire, 2 rue de la Papeterie BP 76, 38402 Saint-Martin-d’Hères, France.

Communication orale • Mardi 4 décembre • 10h30-13h00

 Actuellement, un peu partout sur la planète, on restaure, on réhabilite, on dépollue des espaces qui ont été détruits par les activités humaines qu’elles soient d’origine industrielle ou agricole. La dernière conférence internationale sur la biodiversité qui s’est tenue à Nagoya au Japon en 2010, a ainsi fixé pour objectif, la restauration de 15% de tous les écosystèmes de la planète d’ici à 2020 ! Cependant, de récentes analyses ont démontré l’impossibilité de restaurer l’intégralité des écosystèmes qui préexistaient du fait de l’existence de seuils d’irréversibilité tant au niveau écologique que technologique ou socio-économique.
Est-alors apparu le concept théorique de « nouveaux écosystèmes » qui sont des écosystèmes récents, légués après une période d’exploitation non durable et dégradés tant au niveau de leur biodiversité que de leur production de services écosystémiques. La perception de leur naturalité et de leur évolution future reste cependant encore largement méconnue faute d’investigations. Faut-il alors « laissez-faire » la nature ou intervenir à tout prix pour une hypothétique restauration d’écosystèmes culturels historiques ?
Nous avons cherché à apporter des éléments de réponses à cette question à partir du cas des carrières abandonnées de la plaine de La Crau dans le département des Bouches-du-Rhône. Nous y avons alors mesuré la biodiversité (flore, faune, habitats) des nouveaux écosystèmes issus de l’exploitation dans les années 1970-80 de carrières alluvionnaires sèches (300 ha) afin de les comparer à l’écosystème culturel de référence, toujours utilisé en matière de restauration et/ou conservation (la steppe de Crau) dont plus de 7400 ha sont classés en Réserve naturelle nationale depuis 2001.
Nos résultats ont montré que la variabilité des conditions d’exploitations passées des carrières a créé aujourd’hui une grande quantité de nouveaux habitats qui abritent une flore et une faune toutes aussi riches que la steppe de référence mais bien différentes dans leur composition. Ainsi, aucun des traitements de restauration employé après l’arrêt de l’exploitation il y a trente années (transfert de sol notamment) n’a permis de restaurer l’intégralité de la composition et des fonctions de l’écosystème de référence. Face à ce constat, nous préconisons la mise en place d’un système de veille pour suivre l’évolution future des nouveaux écosystèmes créés en lieu et place d’une nouvelle destruction pour une hypothétique restauration. Sont également prévues en 2017, des campagnes d’enquêtes sociologiques auprès des populations et acteurs de l’aménagement du territoire afin de mesurer comment sont perçus ces nouveaux écosystèmes par rapport au référent culturel qu’est traditionnellement la steppe de Crau.

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Nouvelles règlementations d’accès à la biodiversité. Conséquences pratiques du protocole de Nagoya

Orateur(s) : Bruno David, Directeur recherche Substances Naturelles, Sourcing R&D et Botanique - Institut de Recherche Pierre FABRE, Toulouse

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 10h30-13h00

L'accès légal à la biodiversité pour la recherche dans le domaine des produits naturels représente aujourd'hui un enjeu stratégique dans les secteurs académiques ou industriels. La nécessité de partager les avantages justes et équitables découlant de l'utilisation des ressources génétiques / biologiques établies par la Convention de Rio (1992) a été réaffirmée et légalement mis en pratique à Nagoya (2010)1. Depuis le 12 Octobre 2014, le Protocole de Nagoya est entré en vigueur au niveau international. Il est donc urgent de bien être au courant, comprendre ce protocole international, les lois nationales et le Règlement Européen2 N°511/2014 afin de bien respecter ces législations.
Des procédures administratives spécifiques doivent être suivies par les chercheurs afin d'accéder légalement aux échantillons de la biodiversité à partir de sources nationales, européennes ou internationales. Un arbre de décision est très utile pour trouver son chemin à travers les réglementations juridiques complexes et pour assurer la sécurité juridique. La meilleure façon d'obtenir des informations sur les conditions d'accès nationaux est de contacter le point focal du pays et de consulter le site web CBD-Clearing-House3. La signature avec les autorités biodiversité nationales de Prior Informed Consent (PIC) et Mutually Agreed Terms (MAT) sont indispensables dans la plupart des pays d'origine avant d’initier les moindres études de R & D.

Le champ d’application, la définition de l'utilisation des produits, l'établissement de règles d'accès claires, équitables, transparentes et efficaces, le règlement des litiges et le mécanisme multilatéral de partage des avantages sont les principales incertitudes de ces nouvelles réglementations.
Ces lois vont jouer un rôle clé dans la valorisation juste et équitable de la biodiversité. Cependant, les contraintes administratives et financières de ces nouvelles lois ne devraient pas être trop lourdes afin d'éviter des effets paradoxaux. En fait, sans accès effectif, pratique et sécurisé, aucune création de valeur ni aucun partage des avantages ne seront possibles vers les pays sources par les secteurs industriels et académiques. L'accès durable et respectueux des règlementations devrait donc être facilité dans l'intérêt de toutes les parties prenantes : les pays d'origine, les populations locales, les universités, l'industrie, les patients ou clients finaux de cette valorisation de la diversité biologique.

1 http://www.cbd.int/abs/doc/protocol/nagoya-protocol-en.pdf
2 http://ec.europa.eu/environment/nature/biodiversity/international/abs/index_en.htm
3 https://absch.cbd.int

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Faire face aux vulnérabilités et aux aléas

Animateur(s) : Dominique VOLLET - Directeur Général adjoint Agrocampus Ouest - Directeur de la recherche

 

Identification des vulnérabilités et gestion des risques

Orateur(s) : Éric RIGAUD, chargé de recherche Mines ParisTech, secrétaire du groupe REA (Resilience Engineering Association)

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 18h00-19h30

Un système sûr est un système où les potentielles situations dangereuses sont maitrisées et les acteurs ne se perçoivent pas en danger. La maîtrise des situations dangereuses requiert la disponibilité de compétences, de ressources, de temps et d’informations permettant de 1) détecter la présence d’une source de danger ou la survenue d’un changement pouvant induire une situation dangereuse ; 2) identifier la situation comme devant faire l’objet d’une attention spécifique ; 3) Evaluer le degré de dangerosité de la situation ; 4) Définir le comportement à adopter ; 5) Mobiliser les ressources nécessaires et agir pour traiter la situation avec succès.
La gestion des risques vise d’une part à la prévention des situations dangereuses et à la préparation à faire face à la survenue d’une telle situation. La norme ISO 31000, mise à jour en Juin 2018, structure la gestion des risques avec six fonctions : 1) Définition du contexte d’application ; 2) Appréciation du risque (Identification, Analyse, Evaluation) ; 3) Traitement du risque ; 4) Communication et consultation ; 5) Suivie et revue ; 6) Enregistrement et élaboration de rapports. Un ensemble de modèles, méthodes et outils soutiennent la mise en œuvre des tâches de la fonction « Appréciation du risque » tel que l’Analyse Préliminaire du Danger (APD), la méthode hazard and operability study (HAZOP), l’analyse d’impact sur l’activité (AIA), etc.
La mise en œuvre d’un système de gestion des risques dote un système de la capacité à faire face aux situations dangereuses qu’il a mis en risque, qu’il a évalué comme devant faire l’objet de dispositifs de traitement, dispositifs qu’il a mis en place et qu’il maintient. Dans la mesure ou toute les situations dangereuses pouvant affecter un système ne peuvent être considérées par le système de gestion des risques, les décideurs et les acteurs du système sont susceptibles d’avoir à faire face et surmonter une situation dangereuse singulière pour laquelle ils ne possèdent pas de connaissances, de règles ou de procédures adaptées. En conséquence, un système sûr est un système mettant en œuvre un système de gestion des risques tout en étant conscient de ces limites et possédant la capacité à faire face et surmonter des situations pour lesquelles il n’est pas préparé.
La contribution propose un tour d’horizon de la gestion des risques et des challenges opérationnels et théoriques.

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Innovation pour faire face aux aléas

Orateur(s) : Alain MONTEMBAULT, directeur R&D Terrena

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 18h00-19h30

Les aléas internes et externes font partie de la vie des marques et des entreprises. Ils peuvent être de plusieurs natures : humain, économique, technique, fiscal, marché, réglementaire, juridique, boursier, … Ils sont maintenant récurrents avec des cycles de plus en plus rapides et certains conduisent à l’arrêt de l’entreprise. Plusieurs processus ont été décrits précédemment et sont appliqués pour maitriser les risques induits.

L’innovation est souvent citée comme un levier que ce soit pour la marque ou le produit majeur de l’entreprise ou bien pour l’entreprise elle- même. L’objectif principal de l’innovation est bien une montée en gamme, une rentabilité plus importante et une sortie du seul management par la réduction des coûts.

Le propos est de positionner l’innovation comme un levier ou non face à ces aléas et de considérer les différentes situations de l’entreprise pour en dégager quelques principes clefs.

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Sessions thématiques

Approches participatives au service de l'innovation et leviers face au changement

Animateur(s) : Ronan SYMONEAUX (Groupe ESA), Marianne HÉDONT (Plante & Cité)

La session présentera un panorama d'initiatives multi-acteurs et d'outils utilisables dans le cadre d'approches participatives appliquées aux filières du végétal spécialisé.
Comment l'intégration des acteurs (consommateurs, usagers ou gestionnaires) aux processus de conception de projets ou de recherche/développement permet-elle de faire émerger de nouvelles solutions ? En quoi cela permet-il d’améliorer la résilience face au changement ? Quels méthodes et outils participatifs pour quels objectifs ? Quelle place pour les sciences participatives ?
Les exposés concerneront la création de services et produits, les changements de pratiques de production ou de gestion, la conception paysagère et tout autre projet de Recherche-Action ou de co-conception. 

Favoriser l’adoption d’itinéraires techniques viticoles éco-conçus par des démarches participatives

Orateur(s) : Annie Sigwalt et Frédérique Jourjon - Groupe ESA

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

Malgré de nombreux efforts déjà entrepris en matière de réduction d’emploi de pesticides avec les plans Ecophyto I et II, la viticulture française peut encore progresser en termes de performance environnementale. L’accompagnement aux changements pratiques nécessite non seulement de pouvoir évaluer la performance environnementale des différentes solutions techniques mais aussi de pouvoir identifier les freins et leviers économiques, sociologiques et organisationnels. C’est l’objectif visé par le programme de recherche Eco3vic, financé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) ; sa finalité est de concevoir une démarche globale d’écoconception participative d’itinéraires techniques viticoles, afin de favoriser l’adoption, par les vignerons, de pratiques jugées moins impactantes sur l’environnement du point de vue de la méthode de l’analyse du cycle de vie (ACV). Cette méthode, qui intègre toutes les phases du processus de production d’un produit – ici le raisin – permet de prendre en compte l’ensemble des impacts en termes de pollution, de production de gaz à effet de serre, et d’utilisation des ressources. L’identification de pratiques vertueuses sera couplée à une estimation de leurs coûts économiques et à une analyse sociologique des freins et des leviers qui pourraient permettre leur adoption par les professionnels. En parallèle, une série d’ateliers faisant travailler ensemble viticulteurs et conseillers permettra la conception d’itinéraires techniques plus respectueux de l’environnement et adaptés au contexte local du Val de Loire, choisi pour cette expérimentation. In fine, la valorisation des acquis de ce programme permettra de sensibiliser les acteurs politiques et économiques à l’intérêt d’une démarche collective et pluridisciplinaire pour l’aide au changement de pratiques.

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Ateliers d’écoconception d’itinéraires techniques viticoles pour accompagner le changement de pratiques

Orateur(s) : Aurélie Perrin - INRA Pays de la Loire

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

La démarche proposée dans le cadre de la thèse d’Anthony Rouault et du projet ECO3VIC vise à accompagner des viticulteurs dans le changement de pratiques, par le biais d'ateliers collectifs dont l’objectif est d’éco concevoir des itinéraires techniques viticoles plus respectueux de l’environnement.

L’écoconception consiste à intégrer l’environnement dès la conception d'un produit ou service, et lors de toutes les étapes de son cycle de vie (ISO 14062 :2002). Trois sous-objectifs ont été définit pour ces ateliers : 1) comprendre le lien pratiques - environnement ; 2) identifier des pratiques alternatives permettant de réduire l’impact environnemental et 3) agencer ces pratiques dans un itinéraire technique plus performants. La performance environnementale est évaluée par la méthode de l’Analyse du Cycle de Vie. D’autres dimensions identifiées comme freins et leviers du changement telles que la qualité des produits ou la performance économique sont évaluées par l’expertise des participants aux ateliers.

Au cours de chaque atelier, des temps en sous-groupe permettent de favoriser le partage : de connaissance sur l’environnement, et d’expériences sur de nouvelles techniques viticoles. La diversité des participants et l’intégration de nouvelles connaissances permettent d’atteindre un plus grand degré d’innovation.

Enfin, l’organisation des ateliers à partir des cas d’étude réels issus des exploitations des viticulteurs participants et l’utilisation d’un plateau de jeu offrent au groupe un objet concret à manipuler et questionner, permettant d’aborder des questions de faisabilité technique ou de viabilité économique ou sociale nécessaires à la prise de décision. D'autres déclinaisons de l'approche à l'échelle de l’AOC et de la filière, en intégrant d’autres acteurs du territoire et le point de vue des consommateurs sont envisagées renouvelant les défis liés à l’approche participative.

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La collaboration et la réversibilité pour des aménagements flexibles au service de la transition écologique

Orateur(s) : Vincent Bouvier - Agrocampus Ouest

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

 Nous proposons un regard sur les apports, les perspectives et les limites d’une pédagogie par projet de paysage ou dans le paysage collaboratif, co-conçu et co-réalisé, combinée à une réversibilité/fléxibilité de l’aménagement. Cette approche est dispensée depuis 15 ans à Agrocampus Ouest auprès de futurs ingénieurs paysagistes / paysagistes concepteurs dans les paysages angevins principalement. Parmi les figures de la pédagogie active, celle du projet est ici privilégiée et menée de façon collaborative soit à partir d’une démarche artistique dominante, le Land Art soit dans le cadre d’atelier de projet d’aménagement réversible en réponse à une commande, tout en mobilisant les sciences du vivant. Nous considérons la réversibilité comme un changement d’état d’une situation sans envisager nécessairement un retour à un état identique antérieur mais davantage comme une possibilité d’évoluer et de muter de façon souple, adaptée, résiliente au regard de l’enjeu majeur de la transition écologique. La collaboration est ici envisagée à travers des actions collectives qui mobilisent plusieurs personnes pour concevoir et réaliser les projets soit avec un public composé exclusivement d’étudiants soit associant habitants, acteurs de la société civile et étudiants.

Nous aborderons le contexte pédagogique, les apports, le caractère innovant, les perspectives et les limites d’une telle approche et nous ferons part de nos interrogations sur nos pratiques à venir.

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Le label Écojardin comme levier de changement de pratique. Approches participatives au sein des équipes Espaces verts

Orateur(s) : Aurore Micand - Plante & Cité

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

La gestion écologique des espaces de nature en ville implique des changements de pratiques importants dans les services espaces verts des collectivités. Comment conduire ce changement dans les équipes ? Quelles participations, quelles implications pour quels résultats ? Depuis 2012, le label EcoJardin reconnait la qualité de la gestion écologique des espaces verts. Il repose sur un référentiel et une procédure d'évaluation co-construits avec les professionnels de la filière, et a acquis aujourd'hui une reconnaissance nationale dans le Plan Biodiversité du gouvernement. Le récit de son émergence et l’analyse de différents cas de labellisation permettront d’illustrer les stratégies et discours autour de sa mise en place.

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Une prospective participative pour accompagner les acteurs du bassin agrumicole corse aux changements

Orateur(s) : Laurent Julhia - INRA Corse

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 Face à la diversité et la complexité des changements globaux (changement climatique, transition agroécologique, globalisation), les acteurs des filières agricoles doivent adopter de nouvelles stratégies proactives pour rester compétitifs. Pour répondre à ces défis, une prospective participative a été menée en 2016 dans le bassin de production agrumicole corse (CASDAR Prospect’Agrum), où la filière connait un succès réel depuis une quinzaine d’années. Cette prospective a été conduite avec un groupe d’acteurs représentatifs de la filière (producteurs, conseillers, metteurs en marché, chercheurs, sélectionneurs, pépiniéristes, représentant d’organismes sociopolitiques). Ce groupe s’est réuni à intervalle régulier durant un an et demi pour construire des scénarios sur l’évolution de la filière agrumicole corse à l’horizon 2040. Ces scénarios permettent d’envisager une diversité de futurs possibles structurées autour d’une filière 100% Bio, de l’arrivé d’un bioagresseur dévastateur, d’une intégration de la filière par l’aval, de la création d’un monopole de mise en marché ou bien du développement des terroirs agrumicoles corses.

La mise en débat des scénarios dans les Organisations de Producteurs de la filière a permis aux acteurs de se confronter à une diversité de futurs possibles. Elle a également débouché sur une prise de conscience collective au regard des menaces auxquelles elle doit faire face : changement climatique, intégration de la filière par l’aval, standardisation de la production... Cette prise de conscience a amené les acteurs à explorer des pistes d’action possibles à plusieurs niveaux (coordination des acteurs, diversification des productions, évolution des pratiques culturales…), et d’identifier les verrous et leviers aux transitions souhaitées, tels que le passage à l’agriculture biologique et l’agroécologie par exemple.

Les enseignements tirés de cette prospective posent ainsi des bases pour de nouveaux projets de recherche participatifs sur la co-conception des futurs systèmes de production. La mise en place du projet « Innov’Agrumes, un projet d’innovation participatif pour une agrumiculture corse durable » en est l’exemple. La dynamique participative initiée par cette prospective encourage les nouvelles formes d’organisation des acteurs pour la gouvernance de la filière.

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Prospective et approches participatives mises en œuvre à FranceAgriMer

Orateur(s) : Françoise Brugière et Christian Touvron - FranceAgriMer

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 Depuis sa création FranceAgriMer a dédié une petite équipe à l’animation d’exercice de prospectives pour répondre aux demandes des filières. A partir de la méthode formalisée dans les années 90 par Michel Sébillotte à l’INRA/DADP, cette équipe mit en œuvre les compléments méthodologiques permettant les changements d’échelle et le passage des micro-scénarios aux scénarios élaborés par P. Aigrain et H. Hannin. Une douzaine d’exercices ont ainsi été menés sur et pour les filières végétales puis animales. Tout au long de chaque exercice, une attention particulière est portée à la construction des représentations communes en se donnant le temps de l’interdisciplinarité. L’expert n’est là que pour partager ses connaissances et permettre à chacun d’en comprendre les enjeux pour l’avenir. Les membres du groupe contribuent à chaque étape de la construction : de la rédaction d’hypothèse par chacun sur tous les sujets, à l’établissement des relations d’influence dépendance entre les hypothèses, au choix des hypothèses motrices jusqu’à la sélection des concaténations de micro scénarios pour élaborer les scénarios globaux. Une fois les scénarios rédigés, l’analyse de leurs conséquences va servir de base aux réflexions stratégiques et ainsi permettre aux décideurs « de revenir au présent, mieux armés pour l’infléchir selon nos intentions et nos exigences » (Sébillotte, 2002). FranceAgriMer propose aux commanditaires des exercices (interprofession,…) leur mise en débat lors de forum réunissant jusqu’à une centaine de personnes avec l’aide d’outils interactifs pour mieux recueillir les éléments d’appropriation des scénarios, les positionnements stratégique voire les leviers d’action générés. C’est cette expérience que nous nous proposons de partager sur la base d’exemples récents : Prospective « pour le secteur vignes et vins dans le contexte du changement climatique » qui a fait l’objet de 6 séminaires régionaux de restitution et de débat avec la filière viticole, Prospective « Fruits du futur » dont le forum de restitution a eu lieu le 20 mars 2018, Prospective vins biologiques, prospective coopération viticole ...

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Eval’Innov, une méthode d'évaluation des innovations basée sur la participation des acteurs de la filière et des consommateurs

Orateur(s) : Alain Ferre - AREXHOR Pays de La Loire

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 La mise sur le marché d’une innovation n’est pas sans risque, surtout lorsqu’il y a de multiples acteurs entre celui qui est à l’origine de l’innovation et celui qui en bénéficie au final. Dans le cadre des filières du végétal spécialisé, une innovation peut être réellement innovante pour les producteurs d’un point de vue technique par exemple, mais ne pas l’être pour le consommateur final. Gare aux désillusions si l’évaluation de l’innovation n’est pas bien conduite ! L’ensemble des acteurs de la filière doit être pris en compte pour valider la pertinence d’un nouveau produit. Ainsi, Arexhor Pays de la Loire, station d’ASTREDHOR, et ses partenaires (ESA, Benary, Truffaut, Jardiland) ont conduit le projet Eval’Innov pour mettre au point des outils d’évaluation du risque de mise sur le marché d’une innovation. Les méthodes qui ont été développées prennent en compte quatre niveaux d’évaluation, soit quatre points de vue potentiellement différents : la production, la distribution, l’acte d’achat, l’utilisation. L’évaluation se fait selon des critères qualitatifs et économiques qui permettent de donner une note globale (de 0 à 100) à l’innovation. Tous les tests sont conduits en circuit réel avec de vrais acteurs (producteurs, distributeurs, consommateurs). De ce fait, le détenteur de l’innovation connaît mieux l’impact de son produit sur les différents acteurs de la filière ; il sait comment le client final le perçoit, comment il l’utilise et surtout quelle est la satisfaction -client. Ce dernier point donnera une indication sur la potentialité de renouvellement d’achat, c’est-à-dire la fidélisation du client. Cette méthode permet donc de définir le risque de mise sur le marché de l’innovation tout en faisant ressortir les points faibles et les points forts du produit pour éventuellement le perfectionner.

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Faire émerger de nouvelles solutions face aux changements de consommation : une approche participative

Orateur(s) : Anne-Laure Laroche - ASTREDHOR

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 Le secteur horticole a longtemps bénéficié de consommateurs attachés à la valeur intrinsèque du produit permettant de produire sans se soucier des besoins de ces consommateurs. Aujourd’hui, le produit horticole est en concurrence avec des produits d’autres secteurs économiques. Par ailleurs, les modes de consommations évoluent rapidement. Dans ce contexte, l’UMT « Stratège » regroupe des acteurs multi-disciplinaires de la recherche dans l’objectif de redynamiser la filière en particulier sur le marché urbain. Dans le cadre de l'UMT Stratège, les travaux que nous avons engagés pour tenter de répondre aux nouveaux consommateurs se focalisent sur les moyens d’adaptation de l’offre actuelle en végétaux d’ornement. Un groupe d'étudiantes d’AgroCampus Ouest s'est intéressé aux freins à l’achat de plantes par la génération Y. Dans cette optique, des personnes de 25 à 40 ans, habitant en ville, à Angers ou Toulouse ont été mobilisées dans différents exercices de réflexion sur les motivations d'avoir ou non du végétal dans les espaces privés. Un échange en groupe puis une mise en situation avec des végétaux ont été mis en œuvre. Cette étude permettra ensuite, avec les jeunes urbains, un exercice de co-conception pour identifier une offre qui leur est adaptée, et ouvrir sur de nouveaux sujets de recherche en lien avec l'adaptation de l'offre.

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De la biodiversité cultivée à la santé des plantes - Co-évolution d’une approche du vivant et d’une posture scientifique

Orateur(s) : Stéphanie Klaedkte - ITAB Pays de la Loire

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 Le maintien de la biodiversité cultivée in situ est assurée par des réseaux d'agriculteurs et de jardiniers qui la cultivent dans leurs champs et jardins partout dans le monde. Leurs manières de fonctionner et de contribuer à la sauvegarde de la diversité génétique d'espèces cultivées sont de plus en plus étudiées, mais leur gestion de la santé des plantes a largement été laissée de côté. En prenant comme cas d'étude la gouvernance de la santé du haricot pratiquée par un groupe d'artisans semenciers, les Croqueurs de Carottes, la recherche doctorale en question ici (2013-2017) a pour objectif de caractériser l'articulation de la gestion de la biodiversité cultivée et la gouvernance de la santé des plantes.
Cette recherche explore une approche de la santé des plantes qui vise à vivre avec les agents pathogènes des plantes et qui entre en tension avec une règlementation phytosanitaire qui impose l’éradication de certains organismes pathogènes. En formalisant un cadrage de la santé des plantes qualifié de « gestion in situ », elle éclaire l’approche de la santé des plantes portée par les partenaires du projet et pose les bases pour une collaboration avec les artisans semenciers et autres acteurs de la biodiversité cultivée au-delà de la thèse. Par le même mouvement, ce travail fait évoluer le regard que porte la chercheure sur la santé des plantes et sa propre recherche.
A partir de cette expérience de recherche collaborative, j’élucide l'importance de pouvoir envisager une collaboration à plus long terme - au-delà de la durée de la thèse - avec les partenaires impliqués, ainsi que l’importance de la posture adoptée par la chercheure.
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Les observatoires participatifs comme outil pédagogique en formation de paysagiste concepteur

Auteur(s) : Sabine Bouche-Pillon - École de la nature et du paysage / INSA Centre Val de Loire

Poster • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

 Comprendre les enjeux environnementaux des projets urbains depuis leur planification jusqu’aux pratiques de gestion fait partie intégrante des problématiques de l’aménagement des espaces végétalisés. Dans le programme d’écologie urbaine de la formation des paysagistes concepteurs de Blois, les enjeux de biodiversité en ville et de gestion de la flore spontanée ont été abordés en s’appuyant sur une démarche de science participative issue du programme Florilèges, Sauvages de ma rue et Prairies urbaines (MNHN et Plante & Cité).

Les outils (flores, fiches de relevé) et les protocoles sont utilisés pour effectuer les relevés floristiques dans les rues de Blois ou le suivi de la flore prairiale d’un parc urbain. Cette expérience pédagogique met les étudiants en situation de relier concrètement des connaissances botaniques avec l'analyse des espaces verts végétalisés. Dans le cadre d’un enseignement d’écologie urbaine, ces programmes de science participative permettent de sensibiliser de futurs professionnels aux enjeux de biodiversité, aux évolutions des pratiques de gestion des espaces végétalisés urbains et aux incidences des politiques publiques en faveur de la biodiversité en ville. Cette proposition présente les objectifs, les séquences et les apports pédagogiques des sciences participatives auprès des étudiants en formation de paysage.

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La restauration hors domicile à la rescousse des produits dits hors calibre

Auteur(s) : Adelaïde Rivereau, projet européen Food Heroes - Chambre d'agriculture des Pays de la Loire

Poster • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

 Des butternuts bio et locales aux menus de la restauration hors domicile, un projet innovant et riche de sens…
Le marché du frais, en Grande et Moyenne Surface est très sélectif. Les courges trop petites ou trop grosses ne sont pas acceptées. Faute de débouchés économiquement viables, pour éviter de conditionner, stocker et finalement jeter des produits, ce qui a un coût, grand nombre d'agriculteurs laissent les produits hors calibre aux champs.
En automne 2018, des chefs de cuisine ligériens viennent à la rescousse des grosses courges. Deux tonnes de butternuts de la ferme l’Aunay Lubin vont donc être aux menus pour ravir les papilles et éviter du gaspillage alimentaire à la production.
De nombreux acteurs vont mettre la main à la pâte pour sensibiliser au manger local et de saison et pour sensibiliser à la problématique du hors calibre.
La cerise sur le gâteau, les courges sont vendues à un prix rémunérateur pour l’agriculteur !
Cette action est menée dans le cadre du projet européen Food Heroes qui a pour objectif de mettre en place des projets innovants pour réduire les pertes alimentaires en agriculture avec valeur ajoutée pour les agriculteurs. Les partenaires français sont l’AC3A, la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire, le Technopole Quimper Cornouailles ainsi que le Laval Mayenne Technopole.

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Nouveaux services pour le développement des biostimulants dans les cultures spécialisées

Auteur(s) : Maud Tragin - AREXHOR Pays de la Loire

Poster • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

A l’heure du changement climatique et de la réduction des intrants de synthèse, le marché des biostimulants se développe rapidement. La croissance de ce marché est d’ailleurs estimée à plus de 10 % par an. Mais au vu de la réglementation actuelle, comment être sûr que ces nouveaux produits peuvent aider les producteurs à maîtriser leurs cultures dans des conditions environnementales stressantes ? A cette question, nous avons répondu par la création d’un laboratoire commun : le Labcom ESTIM, financé par l’ANR. Ce laboratoire est constitué d’Arexhor Pays de la Loire, station d’ASTREDHOR, et des équipes de l’IRHS. Son objectif principal est de créer de nouveaux services pour mieux caractériser les biostimulants (action(s) et mode(s) d’action) et définir leurs usages (cible(s) et mode(s) d’application). A ce jour, nous avons mis au point une méthode qui permet d’évaluer un biostimulant dans différentes conditions stressantes et donc de savoir si le produit aide les plantes à mieux résister à un ou plusieurs stress abiotiques. Cinq conditions environnementales contraignantes sont actuellement maîtrisées, ce qui permet d’avoir une bonne visibilité sur les potentialités d’un produit. Les notations agronomiques qui ont été calibrées pour cette méthode seront bientôt complétés par des outils biomoléculaires et des outils d’imagerie et permettront de proposer une offre complète aux différents acteurs de la filière. Ces méthodes et ces outils seront de réels leviers pour le développement des produits de biostimulation dans les filières du végétal spécialisé.

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POLLENIZ : un réseau régional participatif pour prévenir, surveiller et lutter contre les dangers sanitaires du végétal

Auteur(s) : Sonia Tenailleau, Polleniz

 

Poster • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration du poster

POLLENIZ Organisme à Vocation Sanitaire du végétal en Pays de Loire depuis 2014, garantit la sécurité sanitaire des productions végétales et des espaces végétalisés vis-à-vis des bio-agresseurs, des dangers sanitaires et des espèces exotiques envahissantes, au bénéfice des professionnels, des collectivités et de la population, tout en préservant les enjeux de biodiversité et de santé publique. Il assure des missions de prévention destinées à veiller au bon état sanitaire de ces productions végétales et du patrimoine végétal, des eaux et des aliments, en s’appuyant sur plusieurs outils et services (analyses, bulletins d’alerte et de conseils, formations, éditions de documents de sensibilisation…). Il intervient au niveau de la surveillance biologique du territoire destinée à la production et la circulation de végétaux exempts d’organismes nuisibles en France, en Europe et dans le monde, de la surveillance des espèces posant des problèmes de santé publique et de la surveillance des espèces exotiques envahissantes (EEE). Enfin, il met en œuvre des luttes collectives, à caractère obligatoire ou non, dans le cadre de plans d'action régionaux, au titre de la préservation de la biodiversité.
Sa structure unique régionale, avec un siège social à Angers - Beaucouzé et 5 antennes départementales opérationnelles en Pays de la Loire dotée d’une équipe de 83 collaborateurs et de 12 000 adhérents bénévoles font du réseau POLLENIZ un acteur incontournable de la Santé du Végétal.
Que vous soyez un professionnel d'une filière végétale, un jardinier amateur, un gestionnaire d'espace végétalisé, une collectivité ou un opérateur, POLLENIZ peut vous apporter son expertise et vous permettre d’anticiper les risques sanitaires. Rejoignez notre réseau au sein des collèges qui vous concernent !

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Changements technologiques liés au numérique

Animateur(s) : David ROUSSEAU (Université d'Angers), Yolaine Hily (Végépolys)

Le développement du numérique permet d’acquérir et échanger de plus en plus de données et de plus en plus rapidement. Lors de cette session, nous nous interrogerons sur la plus-value de ces remontées d’informations en temps réel tant lors des étapes de production agricole que pour la valorisation post-récolte des productions.
Lors de la 1re sous-session sont attendus des exemples de techniques ou d’intégration de solutions et de leurs impacts pour le producteur : capteurs et réseaux de capteurs, intégration de données de multiples sources, intelligence artificielle pour l'aide à la décision, systèmes robotisés…
Lors de la 2e sous-session, les interventions présenteront des exemples de mobilisation des technologies numériques pour la mise en marché des productions : traçabilité et big data, prévision de récolte, mise en relation avec les consommateurs… 

Intégration de données de multiples sources et systèmes robotisés pour le désherbage de cultures maraichères

Orateur(s) : Étienne Belin - Université d'Angers

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

Dans cette communication, nous considérons la problématique de détection d’adventices par l’intégration de données d’imagerie couleur ou LIDAR sur plateforme robotisée autonome naviguant dans les rangs de cultures maraîchères. Nous considérons ici deux situations avec des cultures denses ou des cultures avec inter-rangs libres. Des outils d’aide à la décision de type intelligence artificielle à base de réseaux de neurones profonds supervisés sont mis en œuvre pour assurer cette détection. Un effort particulier est porté sur la simulation de données de façon à limiter l’annotation de donnée par des experts ou des utilisateurs. Des performances de plus de 80% de bonnes détections d’adventice sur des lits de mâches sont obtenus avec un minimum d’annotation. Le dispositif robotisé et l’approche d’intelligence artificielle sont génériques ce qui permet d’envisager ce type d’approche à tout type de culture.

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>>  L' auteur n'autorise pas la diffusion de son intervention

Utilisation de multiples paramètres de fluorescence de chlorophylle pour construire une approche de classification hiérarchique Hierarchical clustering pour la discrimination de stress biotiques aboutissant à des phénotypes similaires visuellement 

Orateur(s) : Tristan Boureau - Université d'Angers

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Lors de l’étude des interactions plantes-pathogènes, le phénotypage des stress biotiques est souvent limité par la difficulté de discriminer visuellement les phénotypes causés par des stress différents. En particulier, les souches pathogènes mutées dans des gènes de virulence peuvent dans certains cas ne produire aucun phénotype identifiable visuellement.

Récemment, l’imagerie de fluorescence de chlorophylle a été utilisée de manière croissante pour quantifier l’impact de divers pathogènes sur plantes. De nombreux paramètres de fluorescence de chlorophylle mesurés ou calculés, tels que FvFm et NPQ peuvent être utilisés pour le phénotypage des interactions plantes-pathogènes, et peuvent dans certains cas permettre des interprétations physiologiques. Cependant, malgré la diversité disponible, la plupart des études n’utilise qu’un nombre restreint de paramètres de fluorescence de chlorophylle. Cela peut ainsi résulter en une capacité limitée à discriminer des phénotypes visuellement similaires ou identiques, qui seraient pourtant causés par des stress différents.

Nous avons développé une approche basée sur la combinaison de multiples paramètres de fluorescence de chlorophylle. Cette méthode met en jeu une première étape de calcul de de distance de Bhattacharyya entre les histogrammes associés aux images de fluorescence de chlorophylle, puis une seconde étape de classification hiérarchique. La méthode développée permet de prendre en compte l’hétérogénéité inter-feuilles des phénotypes étudiés.

Le potentiel de cette la méthode a été évalué sur deux jeux de données indépendants. - Dans le premier jeu de données, nous avons comparé l’impact sur les tissus foliaires de Nicotiana benthamiana de l’inoculation de souches de Xanthomonas mutées pour des facteurs de virulence uniques (effecteurs de type 3). Parmi ces souches, certaines produisaient un phénotype visible. Ce premier jeu de données a été utilisé comme « vérité terrain » pour permettre le calibrage et la validation de la méthode construite.

- Dans le second jeu de données, nous avons comparé l’impact sur les tissus foliaires de Nicotiana benthamiana de l’expression transitoire d’effecteurs de type 3 uniques par agrotransformation. Les expressions transitoires des différents effecteurs sur feuille ne conduisaient à aucun phénotype visible à l’œil. L’utilisation de la méthode développée dans ce travail a permis une discrimination satisfaisante des tissus de Nicotiana benthamiana exprimant différents effecteurs de type 3.

Ainsi la méthode développée présente un intérêt pour la discrimination de tissus vétaux soumis à divers stress mais pour lesquels aucun phénotype n’est visible à l’œil.

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>> L' auteur n'autorise pas la diffusion de son intervention

Simulations de données afin d’améliorer la segmentation automatique de la tavelure du pommier

Orateur(s) : Clément Douarre - Carbon Bee

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

 La tavelure du pommier est une maladie fongique affectant les arbres du genre Malus et se caractérisant par des lésions brunâtres sur les feuilles et les fruits. Au vu de la perte potentielle de production, la détection de cette maladie le plus tôt possible et de façon la plus automatisée possible est de grande importance pour les agriculteurs. C'est dans ce but que nous travaillons, avec l'entreprise Carbon Bee, à la détection automatique de tavelure sur des images de pommiers, par apprentissage automatique supervisé avec des réseaux de neurones profonds. Pour que l'apprentissage fonctionne, il est cependant nécessaire d'annoter une grande quantité de données, une tâche largement reconnue comme chronophage, fastidieuse et coûteuse. En conséquence, les bases annotées comprennent souvent peu de données. Nous avons travaillé sur la problématique de l'augmentation du jeu de données à partir du jeu de données initial. Il s'agit de générer des images annotées nouvelles, en se basant sur des informations et métriques tirées du jeu de données initial. Le but est de réduire la charge d'annotation de vraies données, en faisant apprendre les réseaux (en partie) sur les données synthétiques. Nous avons développé à ces fins deux simulateurs de données. Un simulateur « modèle » est basé sur une génération de scène de champs à partir de photos de feuilles de pommier isolées. Le deuxième est basé sur les Generative Adversarial Networks, des réseaux capables de générer des images synthétiques ressemblant, du point de vue d'un réseau de neurones, à des images réelles également fournies en entrée. Dans les deux cas de simulateur, les données sont générées avec leur vérité terrain, ce qui permet de les utiliser pour l'entraînement sans avoir à les ré-annoter. Nous montrons que ces données générées peuvent aider à l'apprentissage dans le cas de bases d'apprentissage de petite taille.

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>> L' auteur n'autorise pas la diffusion de son intervention

S@M, un outil télématique d’Aide à la Décision

Orateur(s) : Léo Keraudren - ASTREDHOR - UMT Fiorimed

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

 L’acceptabilité environnementale des cultures horticoles est questionnée aujourd’hui notamment au regard de l’usage des pesticides. L’UMT FioriMed développe un outil d’aide à la décision nommé S@M, utile au suivi des cultures et à la connaissance des épidémies, étape indispensable à la prise de décision d’intervention. Pour répondre aux enjeux environnementaux et de santé, les partenaires de l’UMT FioriMed s’appuient à la fois sur un réseau expérimental et sur une méthode de travail centrée sur la co-conception de l’outil S@M : http://sam.sophia.inra.fr. Dans le cadre d’un projet ECOPHYTO DEPHY EXPE, l’outil S@M a permis de caractériser une combinaison de solutions techniques viables permettant de réduire significativement l’usage des pesticides en horticulture. Les travaux ont été conduits à la fois en station expérimentale et en exploitation sur trois systèmes : les plantes en pots, le gerbera fleurs coupées, le rosier fleurs coupées. A l’issue de six années de prototypage de l’OAD S@M divers modules sont aujourd’hui stabilisés et utilisés par les expérimentateurs et les conseillers en entreprise. Les essais sur les différents systèmes de culture ont permis de valider dans certaines conditions des combinaisons de leviers pour réduire l’usage des pesticides de plus de 50%.

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Prévimat : Prédiction de la maturation des baies de Cabernet franc à l’échelle parcellaire

Orateur(s) : Étienne Goulet - IFV InterLoire

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 Prévimat est une interface web issue de travaux de recherche menés par l’INRA de Grignon et d’Angers dans le cadre d’une thèse financée par InterLoire (Interprofession des Vins du Val de Loire) entre 2007 et 2010 en collaboration avec l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) et l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers (ESA) (UMT Vinitera). En 2010, un modèle prédictif de la maturation du raisin basé sur un réseau bayésien dynamique a vu le jour. Ce type de modèle statistique permet de représenter l’évolution de variables en fonction d’autres évènements déjà évalués. Il prédit dans notre cas l’évolution de la teneur en sucre, de l'acidité totale et des anthocyanes du cabernet franc en s’appuyant sur des données météo prédites, observées et des données physico-chimiques initiales (teneur en sucres, acidité totale et teneur en anthocyanes).
Après la validation de la performance du modèle durant 2 millésimes entre 2011 et 2013, les élus de l’Interprofession décident de financer la création d’une interface web permettant d’utiliser ce modèle. Depuis le 1 septembre 2016, Prévimat donne la possibilité aux vignerons ligériens d’anticiper la maturité des baies de cabernet franc à 7 et 14 jours et de comparer des cinétiques de maturation entre parcelles et entre millésimes. Cet outil les aide à acquérir une meilleure connaissance du comportement de leurs parcelles, à anticiper la planification de leurs vendanges et à réfléchir l’itinéraire de vinification en fonction des différences de comportement observées. La particularité de Prévimat est aussi d’être un outil de partage d’informations entre les utilisateurs participatifs.
Prévimat est accessible sur www.techniloire.com dans la rubrique « outils techniques ». En accès pro, des identifiants sont nécessaires pour son utilisation. Une fois connecté, l’utilisateur a par défaut le statut d’utilisateur consultatif. Il peut consulter les observations et prévisions des parcelles dites collectives (parcelles qui ont servi à construire le modèle). Dès lors qu’il crée une parcelle et saisit des données analytiques au moins une fois durant le millésime en cours, il passe du statut consultatif au statut participatif et peut alors consulter aussi les observations et prévisions des parcelles des autres utilisateurs. Dans tous les cas il pourra consulter les données observées et prédites des différentes stations météorologiques utilisées par le modèle.

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Génèse et intégration d’un nouvel outil d’aide à la décision dans le contrôle de la maturité du raisin

Orateur(s) : Amélie Rabot - Université de Bordeaux, Institut des Sciences de la vigne et du vin

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

L’évaluation de la maturité des baies de raisin afin de définir la période de vendange et les process de vinification est un enjeu capital pour les viticulteurs. Aujourd’hui, ils disposent d’un panel de test variés (biochimiques, sensoriels) qui ne prennent en compte que la baie dans sa globalité ou la pellicule. En revanche, aucun ne reflète l’état de maturité du pépin alors qu’il peut être vecteur d’astringence et d’amertume, critères dépréciant le vin si la qualité des composés phénoliques qui le compose est mal évaluée. Le risque d’obtenir un moût moins qualitatif si le pépin n’est pas mûr est réel et imputable à la composante tannique extractible du seul pépin. Or à ce jour aucun outil de routine n’existe pour évaluer les caractéristiques de cette maturité conditionnant ce niveau d’extractibilité. Les résultats acquis ces dernières années ont permis d’aboutir au développement d’un outil fiable, simple à mettre en œuvre et peu couteux. En effet, l’essor du numérique combiné aux données scientifiques nous permet maintenant d’utiliser des images comme véritables outils d’analyse. Basés sur l’acquisition d’images de pépins à l’aide d’un scanner et corrélé à une database de composants phénoliques, l’outil d’aide à la décision (OAD) ScanPEP vise à apporter un outil supplémentaire aux viticulteurs et/ou vinificateurs dans leur démarche de recherche de la qualité de la vendange. Les études réalisées depuis 2014 nous permettent aujourd’hui de définir un indice complémentaire spécifique du pépin à l’interface de la qualité de la baie et d’une vinification de qualité afin de mieux orienter le choix de la date de vendange et les techniques de vinifications. La réduction des intrants impactant directement la qualité de la baie, ce nouvel outil fourni aux professionnels de la filière est désormais un moyen supplémentaire d’assurer la qualité et la traçabilité de leurs produits.

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Réalité virtuelle et vision par ordinateur au service de la végétalisation des espaces urbains

Orateur(s) : Salma Samiei - Université d'Angers

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Dans cette communication, nous considérons la problématique de la revégétalisation des villes. C’est un enjeu écologique afin de permettre à l’écosystème urbain de ne pas être coupé des écosystèmes naturels non entièrement façonnés par l’homme. C’est aussi un enjeu esthétique et architectural si l’on considère que le système visuel humain s’est développé pendant des millions d’années dans un environnement très différent. Pour comprendre l’impact de la végétalisation de l’espace urbain d’un point de vue visuel nous mobilisons les outils de la vision par ordinateur. Ce domaine a produit notamment des connaissances sur les propriétés statistiques des images naturelles dans le domaine spectral, couleur ou encore à propos de la perception de la profondeur. Jusqu’ici seules des images 100% naturelles ou 100% bétonnées ont été étudiées dans la littérature. Nous explorons l’impact de la végétalisation de l’espace urbain sur les propriétés statistiques des images naturelles. Pour ce faire nous travaillons sur des banques d’images urbaines existantes ou des environnements virtuels avec différents niveaux de végétalisation.

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Évaluation objective et sensorielle de la valeur ornementale de rosiers

Orateur(s) : Gilles Galopin - Agrocampus Ouest

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

Pour répondre aux attentes sociales, la filière horticole se doit d’être plus innovante. L’innovation se mesure par le nombre de produits nouveaux mis sur le marché chaque année. Ce produit intègre la plante et l’ensemble des composantes qui peuvent être perçues et acceptées par le consommateur. Pendant longtemps, nous avons confondu la création variétale et l’innovation horticole, ce qui fait qu’aujourd’hui, la palette végétale disponible est très importante mais les innovations produites restent faibles. De plus, les créations variétales, longues et couteuses, ont souvent été évaluées par les sélectionneurs et pas par les consommateurs, ce qui a réduit leur intérêt commercial. L’objectif du travail réalisé est de proposer une méthode plus objective, plus réactive et plus performante pour répondre aux attentes des consommateurs. De façon numérique, nous mesurons les corrélations entre les caractéristiques du produit et les perceptions des consommateurs avec des outils d’analyse architecturale et d’analyse sensorielle. Une automatisation du processus est possible par des outils d’acquisition et d’analyse d’images en rotation. La méthode a été mise au point et validée sur des rosiers buissons. Elle a permis d’identifier 1209 descripteurs architecturaux, 12 descripteurs sensoriels et 700 descripteurs morphométriques avec la validation de modèles prédictifs et performants. L’apport de la numérisation dans cette méthode permet d’ouvrir de nouvelles perspectives avec notamment une meilleure valorisation commerciale des taxons existants ou l’introduction de l’analyse sensorielle en amont des programmes de sélection comme pour le Lagerstroemia.

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Parcours d’achat du consommateur : vers l’omnicanal

Orateur(s) : Anna Pineau - Responsable Réseau des Adhérents & Croissance des entreprises, VEGEPOLYS

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

Le comportement des clients qui évolue sans cesse. L’abondance des canaux médiatiques amplifiés par les outils numériques permettent de se renseigner, comparer et acheter à tout moment et partout : un magasin physique, une boutique e-commerce, une marketplace sur supports fixes ou mobiles… La diversité de l’offre commerciale se base désormais pas uniquement sur la gamme et l’offre produit, mais également sur la flexibilité du parcours d’achat et l’expérience offerte au client.
Comment se repérer dans cette diversité ? Quelle est le comportement et la préférence du consommateur ?
Face aux interrogations des acteurs des filières du végétal sur la manière de s'y adapter afin de mieux capter leur clientèle, VEGEPOLYS a engagé pour la première fois une étude permettant de connaître de manière représentative le comportement d'achat clients en matière de végétaux d'ornement. 

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Conception de systèmes de culture plus résilients écologiquement et économiquement

Animateur(s) : Mireille NAVARETTE (INRA Provence-Alpes-Côte d'Azur), Agnès LANGLOIS (Astredhor Seine Manche), Janick HUET (Chambre d'agriculture des Pays de la Loire)

Les productions spécialisées doivent faire face à de nouveaux enjeux : changement climatique, globalisation des marchés, réductions des produits phytosanitaires... Pour favoriser la profonde transition agroécologique attendue, des innovations techniques et organisationnelles doivent être recherchées : de nouvelles pratiques ou techniques de production à l'échelle de la parcelle, de nouvelles combinaisons de systèmes à l'échelle des exploitations ou du territoire, de nouvelles formes de structures et/ou interconnexions dans les filières...
Ces innovations devront être durables et résilientes dans leur capacité à s'adapter à des changements de comportements et d'environnements et à résister aux chocs.

Proactivité des acteurs kenyans de la rose coupée aux changements globaux

Orateur(s) : Léa Benoit - Université de Bordeaux Montaigne

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

L’industrie de la rose coupée kenyane compte environ 200 entreprises employant directement 100 000 employés qui en 2016 produisaient 137 000 tonnes de fleurs pour une valeur d’environ 700 millions de $. Elle fournissait environ 30 % des importations européennes de roses coupées. Son poids à l’échelle globale et nationale rend son analyse nécessaire. Cependant, sa taille fait qu’il n’est pas possible de la considérer comme une entité unique, homogène. En septembre 2017, une enquête qualitative auprès de ses différents acteurs, obtenteurs et producteurs notamment, a permis de saisir comment, en fonction de leurs business plans, de leurs systèmes de culture, de leurs clientèles, ces acteurs ont déployé des stratégies variées pour faire face aux aléas conjoncturels comme aux changements structurels de leur environnement écologique, économique, politique et réglementaire. Ce sont ces différentes stratégies de mitigation des risques et d’adaptation à l’incertitude et leurs conséquences en termes de recompositions productives qui feront l’objet de cette communication. Leur analyse montrera comment la plante, dans la diversité de ses variétés, est au cœur de l’adaptabilité de la filière et comment elle impose aux différents acteurs de prendre en compte de manière intégrée l’ensemble de la filière pour optimiser leur action.

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Analyse technico-économique des innovations agroécologiques dans les systèmes de culture de banane export en Martinique

Orateur(s) : Pauline Feschet - CIRAD

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

Aux Antilles françaises, afin de réduire l’utilisation d’herbicides et favoriser d’autres services écosystémiques (érosion, fertilité du sol, régulation biologique, etc.), des couverts végétaux ont été introduits dans les systèmes de culture bananiers. L’intérêt agronomique et écologique de ces systèmes de culture innovants (SdCi) a déjà été démontré. En 2015, après 2 ans d’accompagnement 20% des producteurs disposaient d’un couvert sélectionné en jachère ou sous bananeraie. Une enquête sur l’adoption des couverts végétaux a mis en évidence deux freins majeurs à l’adoption de ces SdCi : i) le coût économique de l’installation et de la gestion des couverts, ii) la gestion de la main d’œuvre et la concurrence avec d’autres opérations culturales. La question qui s’est alors posée était : quels sont les coûts réels des SdCi et dans quelle mesure sont-ils performants et donc transférables au plus grand nombre ? L’analyse économique a été conduite dans le cadre d’un réseau de fermes de référence au sein duquel est évalué la mise en place de SdCi dans des exploitations représentatives de Martinique. Trois systèmes de culture ont été évalués (1 système de référence et 2 SdCi) au sein de 5 exploitations, sur 9 parcelles et sur les 3 premiers cycles de production (≈2ans). Les données technico-économique (intrants, main d’oeuve, matériel) ont été recueillies à partir d’un système d’information commun à toutes les exploitations (logiciel Milagro), complété par des enquêtes. Il est apparu que le coût de production des SdCi est légèrement supérieur au système de référence, mais la différence n’est pas significative. De plus le poste « gestion des adventices » ne représente que 4 à 6% du coût total. En revanche, la charge de travail (en heure/ha/mois) est plus importante pour l’un des SdCi du fait de la difficulté de l’implantation du couvert. Toutefois, ce n’est pas tant l’innovation qui explique les différences, il semble que ce soit plutôt la taille de l’exploitation, les plus petites étant plus fragiles et moins aptes à adopter ces SdCi. De nouveaux SdCi avec couverture permanente (en jachère et sous bananeraie) sont en cours d’expérimentation chez des planteurs, afin de diminuer la charge de travail et les coûts de production (cf. Communication orale Laurent Gervais — mercredi 5 décembre).

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Re-conception d’itinéraires culturaux par les agriculteurs à partir du diagnostic de bonne vie du sol AgrInnov

Orateur(s) : Perrine Dubois et Aline Vandewalle - Chambre d'Agriculture des Pays de la Loire

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

Le programme AgrInnov (Casdar 2011/2015) piloté par l’OFSV (Observatoire Français des Sol Vivants) a permis de valider entre scientifiques et agriculteurs un tableau de bord, utilisable comme outil de diagnostic innovant de l’impact des pratiques sur la qualité biologique et agronomique des sols. Le choix des 6 bio-indicateurs retenus dans le cadre de ce projet avait pour principaux critères la robustesse, l’opérationnalité et l’existence d’un référentiel d’interprétation spécifique. Ils permettent d’apprécier pour la première fois la fertilité du sol (potentiel de production sur le court terme) et sa valeur patrimoniale (potentiel de durabilité sur le long terme). Dans la poursuite d’AgrInnov, le programme national REVA (Réseau d’Expérimentation et Veille à l’innovation Agricole) accompagne depuis début 2017 des groupes d’agriculteurs dans l’appropriation de ces outils pour reconcevoir les systèmes de cultures et itinéraires culturaux. Le programme ConSol a pour vocation, au travers de groupes REVA spécifiques de concevoir des modèles agricoles et itinéraires Innovants en vue d’améliorer la qualité biologique des sols dans le cadre de la multiperformance écologique et économique. Deux groupes de 10 agriculteurs en polyculture-élevage et un groupe de 10 viticulteurs se sont lancés dans l’aventure. Ils ont réalisé leur diagnostic AgrInnov ce printemps 2018 et mobilisent en fonction de ce diagnostic leur imaginaire pour reconcevoir leurs systèmes de cultures et règles de décision, lors d’ateliers collectifs mobilisant agriculteurs et chercheurs. Ils mettront en œuvre ces nouveaux systèmes de culture dès le début 2019 sur leur exploitation et partageront leur expérience avec d’autres groupes d’agriculteurs et de viticulteurs. Une seconde phase d’analyses AgrInnov dans 5 ans permettra d’évaluer les modifications de pratiques. Le projet CONSOL, coordonné par la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire et en partenariat avec l’OFSV, l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers et l’Institut Français de la Vigne et du Vin, est appuyé par la Région Pays de la Loire, l’ADEME et l’Etat.

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Mise au point d’itinéraires de culture innovants pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires en production de pépinière hors sol

Orateur(s) : Élise Sorin - ASTREDHOR Seine Manche

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la comminication

 Le programme DEPHY EXPE HORTIPEPI 1 s’est déroulé de 2012 à 2017. L’objectif de ce projet était de tester des systèmes culturaux innovants, dans le but de réduire de 50 % l’utilisation de produits phytosanitaires. Plusieurs problématiques ont été travaillées en commun par quatre stations d’expérimentation de l’institut technique ASTREDHOR. Chacune a pu cultiver les plantes selon ses spécificités locales et un large panel de méthodes de lutte alternative a été éprouvé : la Protection Biologique Intégrée, les produits de biocontrôle, le paillage ou encore l’optimisation des conditions de culture. Globalement, les IFT des cultures étudiées ont été réduites de plus de 50 % par rapport aux itinéraires de référence. Toutefois, cette réduction dépend de la pression des ravageurs et des agents pathogènes, souvent liée aux conditions climatiques. En cas de forte pression, le coût des méthodes innovantes, notamment les lâchers d’auxiliaires, est supérieur aux coûts de l’itinéraire de référence. En définitive, la réduction des produits phytosanitaires ne s’accompagne pas toujours d’une amélioration ou du moins d’un maintien de la marge commerciale de la culture. Il est important de continuer à travailler certaines problématiques face auxquelles les producteurs restent démunis. De plus, la diminution d’utilisation des produits phytosanitaires intervient dans un contexte de mondialisation et de dérèglement climatique qui engendre l’apparition de nouvelles espèces de ravageurs. D’autres organismes sont en recrudescence, c’est le cas par exemple des cochenilles. Autrefois limitées par les insecticides pulvérisés, elles sont devenues des ravageurs très redoutés en horticulture et pépinière. Contre elles, la lutte est difficile et doit être optimisée.

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Mise au point d’itinéraires culturaux innovants pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires en production de plantes en pots hors-sol sous abris

Orateur(s) : Nicolas Guibert - ASTREDHOR Sud-Ouest

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 Le programme HORTIPOT en cultures ornementales sous abris a permis d’aboutir à de nombreux résultats techniques, agronomiques, économiques et environnementaux et de mettre en avant des leviers alternatifs utilisables pour réduire l’usage des produits phytosanitaires dans les systèmes de culture. Les itinéraires innovants apportent satisfaction. En effet, on peut dès à présent établir un itinéraire de culture économe en intrants avec l’objectif de réduire l’indice de fréquence de traitement (IFT) de plus de 50 %. Des transferts en entreprises ont déjà été effectués. Les ravageurs restent une des causes principales des traitements par l’utilisation des insecticides. De ce fait, en choisissant judicieusement les auxiliaires dans la protection biologique intégrée, en ajustant les doses d’apport, en leur offrant habitat et nourriture et en privilégiant des produits compatibles, le coût de la protection des plantes peut se rapprocher d’une stratégie conventionnelle. La stimulation mécanique permet de réduire la croissance des plantes sans utiliser de régulateur de croissance. Cette technique est maintenant combinée à un piégeage de masse des ravageurs à l’aide de panneaux englués. Les conditions biotiques et abiotiques sont aussi très importantes à prendre en compte et peuvent influer sur la réussite du système de culture. Cependant, la diversité des cultures ornementales et la complexité des systèmes et des modes de production sous abris font qu’il reste nécessaire de mener encore des expérimentations dans le domaine du biocontrôle, pour réduire drastiquement dans certains cas l’usage des produits phytosanitaires et aboutir au « zérophyto».

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Approche agroécosystémique pour la conception et l’expérimentation d’espaces de production de fruits sans pesticides

Orateur(s) : Sylvaine Simon - INRA Provence - Alpes - Côte d'Azur

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 L’optimisation des vergers existants ne permet pas de s’affranchir très fortement de l’utilisation des pesticides. Cet enjeu suppose de maximiser le service écosystémique de régulation des bio-agresseurs, ce qui implique de modifier les pratiques mais également les choix de plantation et l’agencement du verger. Le projet actuellement développé à l’INRA de Gotheron par l’équipe Système Verger Agroécologique et ses partenaires vise à concevoir des espaces de production de fruits sans pesticides qui soient à la fois très défavorables aux bio-agresseurs et très favorables à leurs antagonistes, les auxiliaires. A partir des cycles biologiques des principaux bio-agresseurs dans le cas d’étude du pommier, le principe a été de rendre l’espace très défavorable vis-à-vis de ces bioagresseurs pour localiser/atteindre une plante-hôte, s’établir sur cette plante-hôte, s’y développer et progresser vers d’autres plantes hôtes. Une phase de travail conceptuelle puis de co-conception a permis de repenser l’agroécosystème (i.e. l’espace de production de fruits et les zones ‘support à la production’ associées), sa composition, sa diversité et son agencement, les choix techniques et les pratiques : effets barrière, dilution, utilisation de plantes pièges et répulsives (push-pull), matériel végétal fruitier diversifié et peu sensible aux bio-agresseurs, fourniture de ressources et habitats pour une diversité d’auxiliaires... Un premier prototype issu de cette phase de conception agroécologique est en cours d’expérimentation. Ce prototype intègre les compromis nécessaires entre ‘design écosystémique’ d’une part, et réalités agronomique et économique d’autre part, incluant le partage des ressources entre plantes associées, la faisabilité, l’acceptabilité et l’organisation du travail, et les possibilités de valorisation des productions (qualité, volumes et régularité des productions).

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Systèmes de culture innovants en production de semences : semis sous-couvert, associations d’espèces pour moins dépendre des herbicides disponibles

Orateur(s) : Guénaelle Corre-Hellou - Groupe ESA

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

En production de semences, la lutte contre les adventices devient de plus en plus délicate du fait de la forte diminution de la disponibilité de nombreux herbicides. Dans beaucoup de situations, un désherbage de qualité n'est plus soluble avec uniquement le recours aux herbicides. La survie de certaines productions est en jeu avec des impacts pour différents acteurs des filières. Diversifier les systèmes pour une gestion plus durable des adventices moins dépendante des herbicides est nécessaire mais représente un challenge complexe. Les enjeux de production en quantité et qualité (pureté spécifique) sont aussi très forts. Dans le cadre d’un projet régional sur une durée de 6 ans (2013-2018), des systèmes de culture innovants en production de semences fourragères ont été étudiés via une approche expérimentale couplée à des enquêtes en exploitations agricoles. Le projet a conçu et évalué différentes rotations culturales sur 4 ans intégrant du maïs ensilage et des cultures mixtes (production de fourrage et de semences) que sont la fétuque et le trèfle violet. Ces espèces ont été implantées sous couvert de maïs et combinées entre elles. Ces systèmes diversifiés permettent bien de faciliter l’implantation jugée délicate des espèces fourragères porte-graine, augmenter la couverture des sols et réduire l’usage des intrants (herbicides et engrais azotés) en maintenant voire en améliorant la productivité des cultures. Les freins, leviers et conditions d’adoption de ces innovations ont été aussi mis en évidence. L’originalité du projet était aussi de travailler conjointement sur la production de semences et de fourrages, souvent étudiés de façon déconnectée, en faisant l’hypothèse que la combinaison de ces productions dans les exploitations ainsi que l’optimisation de la pérennité des espèces et des associations entre elles seraient des leviers pertinents à activer.

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AGROSEM, une expérimentation système de culture dédiée à la production de semences

Auteur(s) : Laura Brun - FNAMS

Poster • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

 Pour gérer la protection des cultures en production de semences, de moins en moins de produits phytosanitaires sont disponibles et on doit s’attendre dans le futur à une nette diminution des substances autorisées, avec un risque fort d’usages orphelins. La recherche de solutions non-chimiques pour la gestion des bioagresseurs est ainsi un enjeu majeur pour la pérennité des cultures porte-graine. L’objectif de l’expérimentation système AGROSEM est d’actionner tous les leviers de l’agroécologie à l’échelle du système de culture pour produire des semences de qualité sans utiliser de produit phytosanitaire. Ce réseau d’expérimentations sera mis en œuvre sur trois sites (Brain - 49, Condom – 32, et Castelnaudary -11). Il sera basé sur une rotation de 8 ans comportant au moins une céréale, un protéagineux, une fourragère, une potagère et une betterave en production de semence. Toutes les cultures de la rotation seront présentes chaque année en grandes bandes d’une centaine de mètres de long. Des zones refuge pour les auxiliaires seront présentes dans le dispositif. Dans un premier temps, des ateliers de co-conception (FNAMS, INRA, Chambres d’Agriculture, Arvalis, ESA, Lycée agricole de Castelnaudary, Ingénieur Réseau DEPHY Ferme) ont permis de définir la rotation et les règles de décision du dispositif. Une fois identifiées, des combinaisons de leviers pertinentes seront proposées à des productions du réseau DEPHY Ferme pour évaluer leur intérêt à l’échelle de l’exploitation. Les informations recueillies seront diffusées grâce à des visites, des articles, des communications au sein des réseaux FNAMS, DEPHY, ou autres.

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Évaluation de l’impact du stress hydrique et de la culture inter-rang sur la physiologie des lavandes et des lavandins cultivés

Auteur(s) : Lia Lamacque - ITEIPMAI, Université Clermont-Ferrand

Poster • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

Les cultures françaises de Lavande et Lavandin subissent un sévère déclin depuis une vingtaine d’années, résultant de l’effet combiné de la maladie du dépérissement à phytoplasme et de sécheresses intenses et répétitives. Face à ce défi, l’amélioration de la résistance des lavanderaies est nécessaire grâce à des pratiques agroécologiques telle que l’implantation de couverts végétaux en inter-rang. Ce type de culture serait un moyen efficace contre le vecteur de la maladie et présente d’autres avantages comme la gestion des adventices ou la lutte contre l’érosion des sols.

Nos objectifs sont i) d’évaluer l’impact de la culture inter-rang sur la physiologie de la lavande et ii) de développer des outils et indicateurs qui permettent de caractériser l’état de la plante en situation de sécheresse en champ. Le PépiPIAF est un outil innovant, autonome et connectable qui est basé sur la mesure des variations de diamètre d’une tige et permet de suivre en continue la dynamique de croissance, la phénologie et l’état physiologique des plants en temps réel.

Différents couverts végétaux ont été mis en place dans des parcelles expérimentales afin de tester leurs effets sur la physiologie des plants. Après une étape de développement de l’outil en serre (sécheresse contrôlée), les PépiPIAFs ont été installés dans ces parcelles pour deux ans. Ils permettent de diagnostiquer en continu l’état physiologique des plants, en particulier sous conditions de stress hydrique et de comparer l’impact des couverts végétaux. En parallèle, d’autres paramètres écophysiologiques liés aux propriétés hydrique et hydraulique sont suivis.  

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Cultiver sur couverts végétaux couchés en maraîchage, faisabilité et premiers résultats

Auteur(s) : Sandra Prisca Pierre - CTIFL

Poster • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

Ces dernières années, les méthodes d’implantation de cultures dans un couvert végétal ont fait l’objet d’un intérêt croissant en maraichage car elles peuvent permettre notamment de maîtriser l’enherbement, de préserver la qualité des sols avec moins d’interventions mécaniques. Dans ce contexte, des travaux sont conduits au CTIFL depuis deux ans, en parcelles AB plein champ, avec pour objectif d’évaluer la faisabilité pratique et technique de la mise en place d’une culture de courge derrière un engrais vert préalablement couché. Plusieurs mélanges d’espèces d’engrais verts à base de graminées et légumineuses sont ainsi implantés en automne, pour une plantation de courge en mai-juin de l’année suivante. Les graminées doivent permettre de réduire le développement des adventices en couvrant le sol puis en produisant une biomasse suffisante pour limiter l’enherbement de la culture de courge. Les légumineuses grâce à leur capacité de fixation symbiotique de l’azote peuvent assurer au mélange une partie des besoins globaux en cet élément. Pour chaque type de couvert, une modalité implantation sur couvert préalablement couché ou broyé sans travail du sol, puis recouvert ou non d’un voile tissé, est comparée à une conduite classique du couvert avec broyage puis incorporation au sol. Les observations portent sur le taux de recouvrement des adventices, la capacité des couverts à être couchés, les propriétés du sol et la dynamique de minéralisation des couverts. Par ailleurs, l’effet sur la culture suivante est étudié. Les premiers résultats obtenus seront présentés et discutés à l’occasion de ces rencontres du végétal. 

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Co-conception de pratiques innovantes intégrant une nouvelle plante de service pour maximiser les services rendus en bananeraie

Orateur(s) : Pauline Feschet - CIRAD

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Aux Antilles françaises, le CIRAD, l’Institut Technique Tropical (IT2) et les groupements de producteurs de banane développent des solutions autour de la conception de nouvelles pratiques minimisant l’utilisation des pesticides dans les agrosystèmes bananiers. La stratégie privilégiée dans le cadre de la plateforme Systèmes de Culture innovants du Plan Banane Durable est l’utilisation de plantes de services (PdS) comme moyen de contrôle alternatif des adventices mais aussi comme pourvoyeuses d’autres services écosystémiques. Les traits fonctionnels recherchés ciblent un fort potentiel de croissance pour exercer une compétition vis-à-vis des adventices, mais aussi une bonne tolérance à l’ombrage et pérennité en phase de culture sous bananeraie (Tixier et al, 2010, Damour et al, 2016). Actuellement, cela consiste principalement en deux options diffusées auprès des producteurs : 1) l’utilisation de Brachiaria decumbens en jachère, assurant un bon assainissement/couverture et une restitution de matière organique sous forme de mulch à la replantation des bananiers, 2) l’association de couvertures vivantes sous bananeraie à partir de plantes de la flore locale, comme Cleome ruditosperma en couvert temporaire et/ou Drymaria cordata en couvert permanent. Une légumineuse pérenne, sciaphile, Desmodium heterocarpon, a été nouvellement identifiée et semble très prometteuse comme couvert permanent sous bananeraie, permettant de répondre aux freins identifiés antérieurement (cf. communication Feschet & al). L’objectif de l’étude est de présenter la démarche de co-conception de pratiques innovantes intégrant cette nouvelle espèce pour assurer de meilleurs services agronomiques, réduire les coûts et charges de main d’œuvre d’implantation et d’entretien des couverts, tout en assurant à moyen terme un contrôle des adventices. Sur la base des systèmes déjà diffusés, nous avons co-conçus, avec les producteurs, deux nouveaux systèmes de culture : 1’) Desmodium en association au Brachiaria pendant la jachère, puis maintien seule en bananeraie après destruction du Brachiaria avec un herbicide sélectif, 2’) implantation de Desmodium en association avec une PdS annuelle Crotalaria spectabilis après une jachère spontanée et travail du sol avant plantation. Les avantages/inconvénients de ces deux options sont comparés du point de vue de la réduction des pressions pesticides et les charges technico-économiques induites.

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CESCILI : Expérimentation de systèmes à bas intrants pour le haricot destiné à l’industrie

Orateur(s) : Camille Hascoët et Olivier Favaron - UNILET

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 Les légumes destinés à la conserve et au surgelé sont produits en plein champ dans un cadre contractuel entre transformateurs et Organisations de Producteurs. Au cours des dernières décennies, l’amélioration des techniques culturales a abouti à des systèmes spécialisés performants permettant d’assurer l’approvisionnement régulier en légumes frais de l’aval industriel. Aujourd’hui, la prise en compte environnementale relayée par les attentes sociétales questionne la filière des légumes transformés sur la durabilité de ses pratiques.
Le programme CESCILI teste des systèmes de culture à bas-niveau d’intrants conçus pour maîtriser les principaux problèmes de la culture de haricot, au premier rang desquels la gestion des adventices. Ils combinent, à l’échelle de la rotation, les méthodes alternatives accessibles, dans un système de décision formalisé (itinéraires techniques et règles de décision) et mis à l’épreuve de la réalité agricole.
L’expérimentation montre qu’un recours aux pesticides réduit de 30% à 67% en cultures légumières peut rester compatible avec les exigences industrielles et commerciales de quantité et de qualité. L’évaluation des impacts économiques, sociaux et environnementaux complète l’approche technique pour lever les freins à l’adoption par les opérateurs des modèles de production durables.

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Nouveaux objectifs et nouvelles méthodes pour la sélection variétale, enjeu d'avenir

Animateur(s) : Béatrice TEULAT (Agrocampus Ouest), François VILLENEUVE (Ctifl)

Les productions végétales doivent relever des défis toujours plus importants liés aux changements climatiques, au développement d’une agriculture durable, à des évolutions réglementaires et des attentes sociétales. Dans ce contexte, la sélection variétale est un levier prééminent pour développer des variétés adaptées à l’évolution des pratiques culturales, à la segmentation des marchés ou aux enjeux réglementaires (limitation des intrants, traçabilité…).
Les exposés retenus dans cette session pourront aborder les questions des nouveaux critères de sélection permettant l’adaptation à des environnements multistress (biotiques et abiotiques), les interactions génotype/environnement, la plasticité phénotypique ou l’intégration des développements technologiques dans la définition de nouveaux idéotypes.

Innov’Agrumes, un projet d’innovation participatif pour une agrumiculture corse durable

Orateur(s) : Léa Saby - INRA Corse / CIRAD

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

La Corse est la principale région française productrice d’agrume, avec notamment la culture de la Clémentine de Corse depuis le milieu du XXe siècle. Afin de diversifier l’offre au consommateur et d’étaler la production, le Cirad et l’Inra ont engagé un programme d’innovation variétale pour créer les mandarines sans pépins de demain. Depuis une dizaine d’années, un travail de création variétale est effectué en retenant comme principal critère l’aspermie des fruits, très recherché par le consommateur (Froelicher, 2010).
En 2017, le projet Feder intitulé « Innov’Agrumes, un projet d’innovation participatif pour une agrumiculture Corse durable » réunis 12 acteurs majeurs de la filière agrumes Corse. Ce projet vise à fédérer les acteurs de la filière dans le processus d’innovation variétale : de la définition des idéotypes de demain à la sélection des nouvelles variétés. Les acteurs sont donc intégrés dans la sélection des nouvelles variétés de mandarines au travers d’une évaluation gustative et agronomique. La première se faisant grâce à un comité de dégustation représentatif de la filière. L’évaluation agronomique est rendue possible par la mise en culture des variétés dans différentes conditions pédoclimatiques chez différents producteurs partenaires. L’ensemble de ces évaluations permettront, in-fine, de sélectionner des variétés adaptées aux besoins et conditions locales.

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De la plasticité à la stabilité: amélioration de la qualité des graines de légumineuses face à la sécheresse

Orateur(s) : Julia Buitink - INRA Pays de la Loire

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

Les graines sont la base de l’alimentation humaine et animale. Le contrôle de leur qualité est donc essentiel pour assurer la sécurité alimentaire. Les légumineuses à graine, riches en protéines et ayant la capacité de fixer via des symbioses l’azote atmosphérique s’imposent donc comme une culture de choix pour répondre aux enjeux de la sécurité alimentaire et de l’agriculture durable. L’adoption des légumineuses par les agriculteurs français et européens demeure fortement entravée par l'instabilité des rendements grainiers et de la teneur en protéines des graines due aux fluctuations de l'environnement, en particulier la sécheresse et la chaleur. Un levier supplémentaire permettant de stabiliser, voire augmenter les rendements est la production de semences vigoureuses à haute qualité germinative. L’atténuation des effets du changement climatique sur les qualités nutritionnelle et germinative des légumineuses représente donc un enjeu important pour l’industrie semencière. La prise en compte de la plasticité phénotypique, c’est à dire la capacité d’un génotype à produire des phénotypes distincts dans différents environnements est de plus en plus considérée comme jouant un rôle important dans l’amélioration des cultures. En exploitant les connaissances et données génomiques caractérisant la variabilité naturelle chez la légumineuse modèle Medicago truncatula, nous présenterons des résultats des études d’association pangénomique sur la plasticité phénotypique liée à la composition des graines et à leur qualité germinative en lien avec la sècheresse. Afin d’inférer les gènes régulateurs de cette plasticité, les loci significatifs sont intégrés dans un réseau génique de régulation multi-niveaux chez Medicago et le pois. Nos données et cette stratégie permettent de mieux comprendre les mécanismes régulant la plasticité des qualités nutritionnelle et germinative des graines, offrant ainsi des nouvelles pistes de recherche et d’applications technologiques vis à vis de la filière protéagineux.

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Vers la sélection des variétés cultivées permettant le stockage de C dans les sols 

Orateur(s) : Thierry Heulin - CEA Cadarache

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

L'initiative "4 pour 1000" a pour objectif de montrer que le stockage de carbone dans les sols agricoles peut contribuer à limiter l'impact du changement climatique via la diminution de la concentration atmosphérique en CO2, et que cela est compatible avec un objectif de sécurité alimentaire à l'échelle mondiale. Parmi les nombreuses options possibles pour augmenter le stockage de C dans les sols, nous avons choisi d'opter pour une amélioration variétale basée sur la capacité d'une plante cultivée à exsuder davantage de C dans le sol que les variétés actuelles. L'idée est de stimuler, au sein du microbiote d'un sol, les populations bactériennes capables de transformer le C labile des exsudats en macromolécules carbonées (EPS) plus stables et capables de structurer le sol autour du système racinaire et ainsi de prévenir la plante contre le stress hydrique. Un exemple sur les travaux en cours sur le mil au Sénégal sera présenté. 

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Étude de l’interaction Génotype-Environnement pour l’amélioration des produits : cas des caroténoïdes chez la carotte

Orateur(s) : Wilfried Chevalier - INRA Pays de la Loire

 

Communication orale • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

Conditionné à la fois par l’environnement, le génotype et l’interaction du génotype lui-même avec l’environnement, une certaine plasticité phénotypique réside entre les individus. L’interaction Génotype-Environnement se traduit alors par une réponse différentielle des génotypes face aux environnements. Ce phénomène reflétant le potentiel adaptatif des individus, il peut dépendre de divers mécanismes, génétiques ou non. Ainsi, l’étude des interactions Génotype-Environnement apparaît comme un outil pertinent pour l’amélioration végétale, en se focalisant notamment sur des notions de stabilité et d’adaptabilité des génotypes. Dépendant du trait étudié, les génotypes ou variétés peuvent être plus ou moins plastiques et, dans certains cas, plus ou moins stables. Considéré comme de puissants antioxydants, les caroténoïdes possèdent un large champ d’application dans le domaine médical comme anti-cancer ou provitamine A : il apparaît donc intéressant d’atteindre une teneur en caroténoïdes garantie dans les cultures. La carotte est alors représentée comme « légume santé », grâce à sa capacité à accumuler les caroténoïdes à un haut niveau dans la partie racinaire. Néanmoins, le déterminisme génétique seul ne semble pas expliquer l’accumulation des caroténoïdes et il apparaît nécessaire de prendre en considération les facteurs environnementaux ainsi que d’interaction Génotype-Environnement afin de tendre vers une qualité optimale du produit. Cette présentation traite de l’étude de l’interaction Génotype-Environnement pour l’amélioration végétale en se focalisant sur l’accumulation des caroténoïdes chez la carotte.

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Un nouvel outil pour identifier les génotypes de carotte réceptifs aux stimulateurs de défense ?

Orateur(s) : Sitti-Anlati Moussa - INRA Pays de la Loire

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

 Afin de promouvoir une protection intégrée de la carotte contre Alternaria dauci, les équipes QuaRVeg et RESPOM de l’IRHS ont développé un nouvel outil d’aide à la décision dans l’objectif d’accompagner la sélection de génotypes de carotte plus réceptifs aux produits de biocontrôle. Il s’agit d’une nouvelle puce qPDF adaptée à l’espèce carotte qui permet d’évaluer l’aptitude de divers produits à stimuler des défenses naturelles de la plante. Cette réponse de la plante pouvant être génotype dépendante, elle pourrait faire à terme l’objet de sélection pour la création de variétés nouvelles non seulement résistantes intrinsèquement mais également plus réceptives aux produits de biocontrôle. Cette association résistance – biocontrôle est fortement porteuse d’enjeu dans un pathosystème où seules des résistances partielles ont été trouvées. L’objectif à long terme est de diminuer le recours aux pesticides de synthèse pour cette culture tout en garantissant une bonne qualité sanitaire du produit.

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BUNGEE : Une nouvelle méthode rapide pour adapter les plantes cultivées aux stress

Orateur(s) : David Roquis - INRA Pays de la Loire

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la communication

L’accélération du réchauffement climatique renforçant la pression sur les cultures agricoles, Il est devenu
essentiel de rapidement développer de nouvelles méthodes pour améliorer les plantes afin qu’elles soient mieux
adaptées à l’intensification des stress biotiques et abiotiques.
Il existe un lien clair entre les éléments transposables (ETs), l’amélioration des plantes et la diversité variétale. Récemment, il a été reconnu que les ETs jouent un rôle important dans l’évolution et l’adaptation des
plantes soumises à différents stress. Toutefois, jusqu’à présent, l’utilisation des ETs dans l’amélioration des
plantes était quasiment impossible car il n’était pas possible de contrôler leur mobilité. Un nouveau mécanisme
réprimant la mobilité des ETs chez la plante modèle Arabidopsis thaliana a récemment été identifié. À l’aide de
molécules inhibant ce mécanisme de manière spécifique et d’un stress abiotique, nous avons développé une technique permettant de mobiliser les ETs à volonté. Notre protocole ciblant des protéines hautement conservées chez les végétaux, nous avons également réussi à mobiliser des ETs chez le riz et appliquons actuellement cette approche sur le soja. Pour la première fois, nous sommes en mesure, en théorie, de mobiliser des ETs dans n’importe quelle plante. Ceci nous permet d’observer les ETs en temps réel et de créer de la variabilité chez les plantes cultivées. En utilisant notre technique avec un stress thermique, nous avons obtenus des plantes avec un nombre accru de copies d’ETs répondant à ce stress. Ces plantes étaient régulièrement plus résistantes à des stress thermiques.
Cette approche permet, pour la première fois, l’utilisation des ETs dans l’objectif de générer de nouveaux traits et de faire rapidement évoluer une plante vers une direction souhaitée.


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Identification et caractérisation de résistances au flétrissement bactérien chez la tomate lors d’une élévation de température

Orateur(s) : Henri Desaint - INRA Occitanie - Toulouse

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la comminication

Les scenarios de réchauffement climatique, maintenant largement admis, prédisent l’émergence de nouveaux pathogènes et l’expansion des aires géographiques d’influence des pathogènes existants. Ils prévoient également une augmentation de la fréquence des épidémies auxquelles les plantes devront faire face. Des études récentes ont montré qu’une faible élévation de température (3-7°C) inhibe généralement les principaux mécanismes de résistance connus. Dans ces conditions, d’importantes pertes en rendement sont attendues, menaçant ainsi la sécurité alimentaire au niveau mondiale. De manière surprenante, les mécanismes impliqués dans ces inhibitions restent très mal compris et peu de mécanismes de résistance efficaces en condition d’élévation température ont été décrits à ce jour. L’identification et l’étude des déterminismes génétiques et moléculaires de tels mécanismes revêt donc un intérêt crucial.


Le complexe d’espèces Ralstonia solanacearum (RSSC) est responsable du flétrissement bactérien. Cette maladie affecte plus de 200 espèces végétales à travers le monde et provoque des pertes de rendement conséquentes chez certaines espèces d’intérêt agronomique majeur appartenant à la famille des Solanacées, comme la tomate ou le piment. Malgré l’identification de quelques mécanismes de résistances, seul moyen de lutte efficace contre le RSSC, leurs déterminismes génétiques n’ont été essentiellement bien caractérisés que chez A. thaliana. Des études décrivent d’ailleurs que ces mécanismes sont inhibés par une élévation de la température. Enfin, il a été récemment démontré dans l’équipe que le mécanisme de résistance RPS4/RRS1-R présent chez A. thaliana est altéré par une augmentation permanente de 3°C.


Mon projet a pour objectif principal d’identifier de nouvelles sources de résistance à RSSC qui demeurent efficaces à température élevée chez la plante modèle A. thaliana et chez la tomate, hôte naturelle de la bactérie. L’équipe a pour cela développé une approche de génétique d’association à l’échelle du génome afin d’explorer la diversité génétique naturelle présente dans une collection mondiale d’A. thaliana phénotypée pour sa réponse à R. solanacearum à deux températures (27°C et 30°C). Plusieurs QTLs, mis en évidence avec différentes souches et en utilisant deux méthodes d’inoculation, ont été précisément cartographiés. Les gènes candidats les plus prometteurs sont en cours de validation fonctionnelle. La tolérance conférée par certains d’entre eux sera caractérisée chez A. thaliana et, par leurs orthologues, chez la tomate. Enfin, la même approche de génétique d’association est développée sur un panel de 200 accessions de tomates sauvages phénotypé pour sa réponse à R. solanacearum à deux températures grâce à une ressource génomique unique générée dans l’équipe en collaboration avec SYNGENTA.

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Sélection génomique chez le pommier : premiers pas et perspectives

Orateur(s) : Hélène Muranty - INRA Pays de la Loire

 

Communication orale • Mercredi 5 décembre • 8h30-10h30

Illustration de la conférence

Les progrès des techniques de génotypage à haut débit ont ouvert la voie à l'application de la sélection
génomique chez les plantes, y compris les arbres fruitiers. La mise en œuvre de la sélection génomique repose sur la construction d'un modèle de prédiction génomique, basé sur les données génotypiques et phénotypiques obtenues pour une population d'entraînement, et l'application de ce modèle à une population d'application constituée d'individus seulement génotypés. La sélection génomique devrait permettre d'accroitre le progrès génétique dans les programmes d'amélioration des plantes, en réduisant l'intervalle de génération, en augmentant la pression de sélection et la précision de sélection.
Chez le pommier, plusieurs équipes ont commencé à explorer les possibilités offertes par la sélection gé
nomique, en utilisant des données génotypiques obtenues à l'aide de puces de génotypage ou par génotypage par séquençage. Dans le cadre du projet Européen FruitBreedomics (2011-2015), nous avons réalisé une étude pilote de la sélection génomique, avec pour objectifs d'étudier 1) la réponse à la sélection et 2) la corrélation entre la précision de prédiction et l'apparentement entre les populations d'entraînement et d'application. La population
d'entrainement était constituée de 997 individus provenant de 20 familles de pleins-frères, tous génotypés avec
une puce de génotypage Illumina 20K. Ces individus avaient également été phénotypés pour la quantité de fruits
produite, leur taille et leur apparence. Un modèle de prédiction génomique a été construit en utilisant ces données génotypiques et phénotypiques et l'approche Bayes Cπ, à l'aide du logiciel GS3. Le modèle a été appliqué à 1390 individus issus de cinq familles de pleins-frères produites par deux sélectionneurs. Les familles d'application ont été génotypées pour 364 SNPs et ces données ont été étendues en haute densité par imputation. Les familles d'application ont été phénotypées et les phénotypes ont été comparés aux valeurs génétiques prédites.
Les résultats ont montré le potentiel de la sélection génomique pour accélérer le progrès génétique chez
les arbres fruitiers qui est freiné par un long intervalle de génération et des coûts de phénotypage importants. Les
possibilités d'utilisation de la sélection génomique pour d'autres caractères, par exemple de qualité gustative du
fruit ou de résistance aux maladies, restent à explorer. De plus, l'interaction Génotype X Milieu doit être mieux
prise en compte afin de prédire l'adaptation des futures variétés à la diversité des milieux de production. Par ailleurs, les techniques de génotypage par puce ou par génotypage par séquençage méritent une comparaison plus approfondie. Enfin, si la population d'entraînement utilisée dans l'étude pilote, dérivée des principales variétés fondatrices des populations d'amélioration, semble une bonne base initiale pour mettre en place la sélection génomique dans les programmes d'amélioration en Europe, elle devra éventuellement être agrandie et enrichie pour bien représenter de nouvelles sources d'allèles favorables qui pourraient être identifiées dans les ressources génétiques.
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Détermination de la teneur en amylose d’un grain de blé par imagerie multispectrale

Auteur(s) : Benoît Jaillais - INRA Pays de la Loire

Poster • Mardi 4 décembre • 15h00-17h00

Illustration de la communication

L’amidon est constitué de deux biopolymères, dont l’amylose. Ce polymère de glucose a des propriétés technologiques et nutritionnelles élevées. Le projet ANR NOMAC (Nouvelles ressources pour maîtriser le devenir digestif des nutriments des produits céréaliers) porte sur la qualité nutritionnelle du blé. Dans ce projet, nous avons développé une méthode de caractérisation grain à grain de la variabilité naturelle de la teneur en amylose du blé. Cette méthode est basée sur la technique d’imagerie multispectrale couplée à un traitement chimiométrique des images.
Les grains, sectionnés à mi-hauteur, sont placés sous un éclairage à DEL (diodes émettrices de lumière) couvrant différentes régions du spectre de la lumière: UV, visible et infrarouge, et une acquisition séquentielle d’image est réalisée. Un échantillon est caractérisé par 8 images RGB (Rouge, Vert, Bleu) acquises pour chacune des 8 conditions d’éclairage. L’information spectrale peut être mise sous la forme d’un « cube-image » de 24 plans.
Une phase d’étalonnage est réalisée par l’acquisition d’images sur des grains à teneur connue en amylose. La phase de prédiction est effectuée sur 100 variétés de blé, avec 10 grains par variété. L’établissement du modèle de prédiction est basé sur la technique de régression pas-à-pas. Le modèle de prédiction final comprend trois variables prédictives.
Parmi ces 100 variétés, 20 d’entre-elles sont sélectionnées en fonction de la variabilité de paramètres extraits des images des sections de grains - les variétés présentant la variabilité la plus faible sont retenues – et de la plage de concentration en amylose estimée la plus étendue possible.

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Table ronde

Comment la société influence-t-elle les changements dans les filières et les activités des entreprises ? Dans quelle mesure le numérique accélère-t-il ces changements ?

Animateur(s) : Jean HARZIG - Rédacteur en chef de la revue VÉGÉTABLE

 

Avec la participation de :
- Laurent Bergé - Président de l’Association d’Organisations de Producteurs Nationale (AOPN) 'Tomates et Concombres de France'

- Guillaume Briend - Responsable 'Industries et Services du Futur', Ingénieur projets AGRETIC chez Bretagne Développement Innovation - croisement de filières entre le numérique et l'agriculture-l'agroalimentaire

- Christophe Vattier - CEO, fondateur de 'The Bubbles Company', start-up spécialisée dans le déploiement de services digitaux
- Catherine Patier-Charbonnier - Dirigeante, consultante chez Innoview, cabinet de conseil en stratégie et innovation

 

Ces dernières années, des changements de mode de vie et de consommation s’opèrent : le consommateur souhaite être mieux informé sur les produits qu’il consomme, leur origine, leur qualité (nutritionnelle, organoleptique, visuelle…). Aussi, ces changements obligent les acteurs du végétal spécialisé à s’adapter et à proposer des solutions innovantes pour satisfaire ces nouvelles attentes.
Le numérique peut y contribuer à plusieurs niveaux en :

  • fournissant, à terme, rapidement des informations fiables et claires sur l’origine du produit, sa qualité et ses conditions de production: de la fourche à la fourchette, de l’étable à la table ;
  • analysant le comportement des consommateurs afin d’anticiper leurs besoins ;
  • permettant aux entreprises d’être plus efficientes d’un point de vue économique, environnemental… et ainsi plus compétitives

C’est dans ce contexte de changement que les intervenants de la table ronde, acteurs de la production, de la transformation et de la distribution, accompagnés de Jean Harzig, nous éclaireront sur le rôle du numérique en tant qu’accélérateur de ces transitions.

 >> Télécharger les présentations de Laurent Bergé, Guillaume Briend, Catherine Patier-Charbonnier

Conclusion

Remise des prix "Poster"

 

Conclusion de la 10e édition des Rencontres du Végétal